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La boutique est ouverte, mais si toutefois vous avez remarqué un bijou dans les albums photos qui n'est pas (encore) en vente, n'hésitez pas à vous renseigner sur sa disponibilté en me contactant (cliquez sur "me contacter" dans la colonne de droite du site).
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Vendredi 15 février 2008
La suite, et oui il y en à une. Comme expliqué dans le précédent billet, il a fallu que je découpe en deux parties l'article original.
J' en ai des choses à vous dire, n'est-ce pas ? (vu que je n'ai pas grand chose à montrer en ce moment, je me rattrappe comme je peux ...humhum).
Effectivement ça paraît être un long parcours, débordant d'obligations pas très très drôles, mais je dois bien avouer que je prends un énorme plaisir à faire ce métier.
Oui, c'est tellement bon.
Je ne me pose même plus la question "ai-je fait le bon choix ?", pour le moment c'est le bon, j'ai une histoire à écrire : celle des bijoux LoloMosquito et c'est à moi à faire en sorte que cette histoire soit belle et longue. (si au passage il y à un ou deux journalistes de mode qui passent pas là ... je ne suis pas contre le fait de partager la tâche, hein faut pas croire ...)

Pour le moment elle n'en est qu'à ses débuts.
Rien n'est acquis, rien n'est gagné ...on ne sait pas de quoi demain sera fait...
(là ça y est c'est officiel je deviens vraiment vieille, voilà-ti-pas que je parle comme les anciens maintenant ! bouuuh).
bon je disais quoi ?

Le premier qui dit "pas grand chose comme d'hab' ..." je le mets dehors !!!
(Non Olivier ne te sens pas visé ... :-D)

Il y à une chose que je n'ai pas dit dans l'article précédent.
Quand je me suis lancée et que j'ai commencé à participer à des marchés je me suis rendue compte à quel point les "créateurs" de bijoux étaient nombreux !
C'est impressionnant... c'est la grande majorité des exposants en général... donc pas facile d'arriver parmi tant d'autres.

Maintenant que vous comprenez un peu mieux l'envers du décor de ce beau métier, il est temps pour moi d'aborder un nouveau point. Sujet sans doute sensible, mais tellement important que je ne peux le laisser moisir dans son coin.


Légalité / illégalité les frontières sont-elles minces ?

Aïe vous sentez la sensibilité du sujet ?
Allez essayons de poser tout ça à plat et d'y réfléchir calmement.
Les frontières sont-elles minces ?
Oui, c'est mon avis personnel, mais je trouve qu'elles le sont.
Où ?
Surtout sur Internet.
Oui Internet est un outil fabuleux, qui offre beaucoup de possibilités (qui a ses limites ou ses inconvénients aussi, mais ça c'est une autre histoire).
Des boutiques en ligne il y en a beaucoup, mais combien de "boutiques" en ligne sans aucun N° de Siret, d'identification de la Société ou de conditions générales de vente ?
C'est gratuit, ou presque, tout le monde peut le faire (on trouve des solutions "clés en main"), c'est simple, ça prend juste un peu de temps...
Avec tout ce que je vous ai écrit dans le précédent billet, vous pensez bien que j'ai quelques raisons de ne pas être tout à fait tout à fait d'accord avec ce genre de pratiques ...non ?

Lorsque vous voulez ouvrir un commerce, une boutique "en vrai" ..impossible de passer au travers des filets : vous avez des obligations. Sur la toile ...les mailles sont larges.

Tenez une illustration :
Lorsque j'ai voulu lancer ma boutique en ligne - feignasse que je suis - j'ai pensé à des plates forme de blogs tout prêts. J'ai donc recherché s'il était possible de se servir de ce genre d'outil pour ouvrir un blog commercial, s'il n'y avait pas des limites, des vérifications, des documents à faire parvenir.
Rien.
Ah ... bizarre.

La plupart du temps, dans ces "boutiques" ...n'ayant aucune obligation, les prix sont relativement bas ...

Et là ça peut poser problème ...
Mais là où le problème se corse c'est que le public fait l'amalgame ..comment s'y retrouver dans tout ça, et pourquoi est-ce que là c'est 10 € alors qu'ici c'est 40 €.

Je vous ai parlé de la "non reconnaissance" du travail, je pense que ce genre de pratiques contribuent à dévaloriser notre travail.
Les personnes n'en sont certainement pas conscientes, mais pour en avoir discuté avec d'autres "collègues", je peux vous assurer que c'est le cas.
Quand on bidouille quelques trucs, d'abord pour soi puis ça nous plait tellement de créer qu'on ne peut pas s'arrêter... là on commence à réaliser que ça nous coûte un peu de sous tout ce matériel, ces matériaux ..;et si on en vendait un peu pour se rembourser, et puis avoir de quoi en fabriquer d'autres.
Ah ça plait, ouais super, c'est vrai ça fait un bien fou, ça motive, on vend bien, on rachète des trucs on refabrique...rho ça je vais le vendre ..;allez voyons ça m'a coûté combien? bon de quoi rembourser et un tout petit peu plus. Comme on n'a pas besoin de ça pour "vivre"... que ça nous rajoute éventuellement un peu de beurre dans nos épinards, on ne demande pas beaucoup en prix.
Et puis c'est facile maintenant de se faire connaître via les blogs, le net, donc de vendre.
Je ne pense pas que tout ça parte d'un mauvais sentiment, mais le résultat c'est quoi ?
Ça pose un petit problème d'équité vous ne trouvez pas ?
Les frontières trop floues ...le  public s'y perd.

Je sais bien, tout particulier peut - et ce légalement - vendre à hauteur de tant par an, ce particulier peut ainsi obtenir un N° de siret (donc bénéficier de certains avantages des pros, comme l'achat en gros) ...mais si le plafond des revenus n'est pas dépassé, il n'y à aucune charge à payer.
Certes.
Artiste libre.
Oui très libre d'ailleurs.
(pas de charges, pas de frais bancaires supplémentaires, pas d'assurance en plus pas de ..et pas de ... bref)
Et encore, là c'est quand on prend la peine de se mettre un minimum en accord avec les impôts. C'est pas toujours le cas.

Comment voulez-vous quand on retrouve sur un marché ou même sur un salon, ou sur Internet des artisans (ou des créateurs à la Maison des Artistes) ET des personnes classées dans cette catégorie (qui n'est pas un statut) "artistes libres" comment voulez-vous que le public comprenne qu'à droite il y à une personne qui va devoir reverser tant de pourcents de ses revenus alors qu'à gauche, c'est quasiment tout bénéf' ...?
Et bien non le "public" ne comprend pas.

Un exemple : Un jour sur ce blog, j'ai reçu un commentaire, enfin une pub déguisée en commentaire qui commençait par : "je vois que toi aussi tu aimes les loisirs créatifs ...blablabla...viens me rejoindre sur tel site ..."
(Commentaire que j'ai supprimé, je n'aime pas la pub et encore moins quand on me l'impose).
je vois que tu aimes les loisirs créatifs : inutile de vous dire à quel point ça m'a énervé ?

C'est vraiment pas facile de faire comprendre aux personnes la valeur de notre temps de travail, que ce qui pourrait passer pour un loisirs est un métier, un véritable travail qui, comme on sait ,mérite à ce titre un salaire.

Parfois on me demande :

Et sinon vous faites quoi dans la vie ?
Je suis créatrice de bijoux.
Ah j'ai une cousine aussi qui aime bien faire des bijoux, qui s'amuse à ça, bon elle les fait pour elle hein, de temps en temps elle fait des petites ventes ...Mais votre métier c'est quoi ?
Ben créatrice de bijoux... je suis artisan.
Ah ...

...


Et vous faites des bijoux en argent ?

Non, fantaisie. (bon parfois je développe mais parfois non (je suis un poil sadique je sais)).

Et ...vous les vendez où, vous avez une boutique ?
Oui, enfin juste une boutique en ligne (qui est de temps en temps ouverte) sinon je fais les salons les marchés de créateurs ... et je travaille avec les boutiques.
Ah bon ?
oui
Et vous en avez beaucoup de boutiques ?
Là je réponds le bon chiffre (ou en gros)

Ah quand même (le regard change).Mais vous arrivez à en vivre de ça ?

etc..etc...

Faisons un petit jeu, changeons juste "créatrice de bijoux" par un autre métier ça donnerait ça :

Et sinon vous faites quoi dans la vie ?
je suis (au choix) graphiste (c'était pas un bon exemple), réceptionniste, banquière, agent de surface, caissière, comptable.
Ah ..bien ... bouuuh il commence à refaire froid vous ne trouvez pas ?
moui...

Pas besoin de justification, d'explications.
Pas besoin de démontrer que notre "poste" est un "vrai" travail.
il y à des métiers comme ça qui sont entourés d'une sorte de nébuleuse, c'est un mélange de flou, de suppositions...
Et avec ce que je viens d'aborder avec vous ... ça n'arrange pas les choses ...

Allez je retourne à mes loisirs, je retourne à mes perles (entendu sur un marché ---> "oooh ma petite fille (9 ans, j'ai enquêté) fait les mêmes").


Ce métier est merveilleux.




ps : mais non je plaisante je l'adore moi ce métier.
pps : promis après j'arrête les longs discours (ou pas)



Par Laurence - Publié dans : Bavardages, bavardages
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Commentaires

wouaw,des dents vont grincer,des cheveux s'arracher,des têtes tomber?des doigts s'arreter ?bravo pour la subtilité de ton article.Bien sur je te soutiens à fond et suis prête à partir en "croisade" avec toi.Mais soit sure que quand on fait ce boulot avec passion et conviction , on va toujours plus loin que les "autres".FORZA !
Commentaire n° 1 posté par koko le 15/02/2008 à 10h36
Hello Koko,
non aucune croisade... y'à une idée de guéguerre qui ne me plait pas derrière ce mot; et tu le sais bien je suis pacifiste moi! ;-)
Réponse de Laurence le 15/02/2008 à 10h59
Le passage où tu parles des "artistes libres" me fait vraiment bondir !

Je suis dans cette catégorie là et je ne vois pas pourquoi tu te permets une telle discrimination dans tes propos !!!
En fait ce statut correspond pour les impôts à celui de la micro-entreprise, c'est un statut juridique légal.

D'autre part, pourquoi ai-je choisi ce statut, tout simplement parce que pour le moment ce que je gagne ne me permet absolument pas de cotiser aux charges inhérentes à l'inscription pour moi à la Chambre des Métiers en tant qu'artisan.
En quoi cela te pose-t-il un problème ? Je ne vole personne, je paie des impôts sur ce que je gagne tout comme toi.
J'aimerai beaucoup gagner assez pour pouvoir m'inscrire en qualité d'artisan, et bénéficier des avantages de ce statut (car il n'y a pas que des inconvénients et de cela tu ne parles pas), mais pour le moment je dois aussi m'occuper de mes 3 loulous et je n'ai donc pas la possibilité de me consacrer à mes créations à 100% !

Si ce statut d'artiste libre est si enviable, pourquoi ne l'as-tu pas, vu que c'est "carrément tout bénéf" comme tu l'écris ???

Je trouve que ce n'est pas très sympa de ta part de parler ainsi des autres statuts, il y a de la place pour tout le monde tant que la légalité est respectée !
Commentaire n° 2 posté par kahlan le 15/02/2008 à 10h37
Bonjour Kahlan,

justement il ne faut pas bondir, j'ai dit qu'il fallait poser tout ça calmement ! ;-)
je ne discrimine personne, en même temps je suis consciente que c'est un sujet sensible, que chacun voit avec son point de vue, sachant qu'ils sont contacdictoires, pas facile de se faire entendre.
j'ai longuement hésité avant de publier cet article, car je sais bien que ce blog est parcouru par des personnes qui pourraient correspondre à cette "catégorie".
Alors  là je vas m'adresser aux futurs lecteurs : ne vous jetez pas sur vos claviers en hurlant s'il vous plait, prenez le temps de bien lire ce billet qui j'ai pris soin de tourner et retourner dans tous les sens.
Le ton de mon billet se veut calme, léger, aucune accusation, juste faire comprendre.
Ce n'est pas un statut, c'est légal bien sûr, je n'ai jamais dit le contraire, justement je le précisais, c'est légal.
A travers ce billet je voulais montrer que c'est aussi un piège, que les limites sont parfois minces.
Je suis d'accord avec toi : tant que la légalité est respectée, seulement la légalité dans certaines situations est plus facilement transgressable que dans d'autres.

Et pour moi dire les choses telles qu'elles sont, n'a rien à voir avec la sympathie, ne mélangeons pas tout.





Réponse de Laurence le 15/02/2008 à 10h57
Je ne me suis pas jetée en hurlant sur mon clavier ;-)

Je ne comprends pas du tout où tu veux en venir, je trouve tes propos contradictoires et je ne vois pas ce que tu cherches à faire comprendre !
D'un côté, il y a les créatrices qui ont un statut de micro-entreprise (travailleur indépendant) avec des charges à payer à l'URSSAF dès qu'elles ont atteint un certain chiffre (environ 2 700 Euros an, franchement ce n'est pas byzance surtout quand tu calcules le prix des fournitures à payer et d'éventuelles location de stands à rajouter), qui doivent cotiser à la SS mais aussi à la caisse de retraite, et d'un autre côté, tu as les créatrices déclarées en tant qu'artisan, qui doivent payer plus de charges c'est sûr, mais en contrepartie qui peuvent être aidées pour demander des prêts, des formations, faire passer pas mal de choses sur leur budget, et qui sont aidées par la Chambre des Métiers (du moins c'est ce que l'on m'avait expliqué lorsque j'avais pris contact avec eux) !
Tu compares deux choses qui sont différentes ! Chaque situation a ses avantages et ses inconvénients.
Tu as choisi la solution qui te convenait le mieux et moi j'ai choisi celle qui, pour le moment, me convient ! Ce n'est pas la même situation que toi, mais ce n'est pas pour autant que je vais critiquer ton choix. Dis-toi que l'on fait ce que l'on peut avec ce que l'on a :-)
Et ta façon d'écrire ton billet fait que l'on a le sentiment que tu tentes de dresser une partie des créatrices contre les autres (d'ailleurs le premier commentaire allait bien en ce sens) :-)
Commentaire n° 3 posté par kahlan le 15/02/2008 à 11h44
Bon, il me semble que tu mélanges certaines choses, la micro-rentreprise justement est un véritable statut.
Pour ma part je suis inscrite à la chambre des métiers, parce que mon activité en dépend, et suis en micro-entreprise.
Pour répondre à la question que tu m'as posée tout à l'heure (mais entre temps Cokiyett* a apporté quelques éléments de réponses).
Pourquoi j'ai donc choisi d'être artisan ?
Parce que, après m'être bien renseignée, sachant que j'avais décidé de faire de la création de bijoux mon activité principale, il m'a carrément été bien expliqué (et ce par plusieurs personnes, aux impôts, personnes aidant au lancement d'entreprises, chambre des métiers...) que cette solution était exclue pour moi.

Et qu'il m'a aussi été expliqué que beaucoup de personnes utilisent cette option à mauvais escient (et ça ne part pas forcément d'un mauvais sentiment, juste une désinformation).

Si je compare les deux situations qui n'ont rien à voir justement, c'est que le public lui, n'a pas toutes les infos nécessaires pour faire la différence.
Après je ne me lance pas dans une quelconque croisade (quoiqu'en dise Koko, (que je connais bien, en vrai) qui peut se permettre une dose d'humour et avec sa longue expérience de l'artisanat (n'est-ce pas mamie ? :-D), a un regard plus acerbe que le mien sur le sujet).

Je me doutais bien que des "artistes libres" allaient passer par ici, je ne mets pas tout dans la même catégorie, je parle aussi surtout d'expériences, de vécu


j'essaie aussi de faire comprendre, que lorsqu'on a choisi cette voie (l'artisanat) le plus dur, je trouve - avec ma maigre expérience - est de faire valoir notre travail, et il me semble que cette solution "liasse P0", si elle aide au début certaines personnes, pousse aussi la plupart à rester dans ce pseudo confort

Ce texte est sans doute mal écrit, j'avoue que je n'ai pas le courage de le relire, le reformuler maintenant, et puis il va me falloir laisser passer un peu de temps, le laisser reposer, avant d'avoir un peu de recul et pouvoir enfin le modifier.

;-)
Réponse de Laurence le 15/02/2008 à 13h42
Bon,
J'ai pas mal "fouiné" sur le sujet et...demandé moi-même au départ à être artiste-libre.
L'inspecteur des impôts m'a refusé net car mon activité principale de fabrication de sacs fait que mes créations ont la notion d'"utilité". Donc c'est la nature des créations qui implique l' inscription à la chambre des métiers.

En bref, tout ce qui est ou non exclu du titre "artistique" est en fait défini par les Impôts conjointement à la MDA.
Et pour les créateurs d'articles de bijouterie, d'orfèvrerie et de joaillerie....ils sont exclus du statut des artistes!!
(beh oui, Lolo elle fait pas les choses à moitié)

Article 98 A de l’annexe III du Code général des impôts (CGI).
" Sont considérées comme œuvres d'art les réalisations ci-après :
(tableaux; collages...)
- à l'exclusion des articles de bijouterie, d'orfèvrerie et de joaillerie,
productions originales de l'art statuaire ou de la sculpture en toutes matières dès lors que les productions sont exécutées entièrement par l'artiste; fontes de sculpture à tirage limité à huit exemplaires et contrôlé par l'artiste ou ses ayants droit ; etc....

Sinon on trouve la liste sur le site de la Maison des Artistes; à compléter avec l'avis des impôts.
Beh woui, car yen qui l'ont fait figurez-vous!! L'inscription à la Maison des Artistes alors que leur création ne leur permettent pas ce statut.
Après, c'est une histoire d'activité principale...peut-être (ceci est un exemple) que l'activité déclarée est celle de "photographies et peintures" et que les créations de bijoux et sacs viennent en complément???
Oui, mais enfin d'après la Maison des Artistes, l'activité minoritaire devrait être aussi déclarée....et soumise à cotisations...
Woué, woué, c'est épineux au début mais le tout est de bien se renseigner!

Enfin, ce qui est sûr c'est qu'il y en a qui font de la création sans être déclarés tout court! Et c'est LA où le bas blesse...
Alors Ok il faut bien débuter par un bout et voir si le public accroche sur les produits avant le grand lancement.
Pour ça et bien qd mêm les institutions prévoient une phase de test, of course....mais il faut pouvoir prouver que l'immatriculation est en cours !!

Allez, Il y a des inégalités mais il y a aussi des contrôles...
Un petit article sur le travail manuel qui arrondit les fins de mois.....

http://femmaufoyerblog.canalblog.com/archives/2007/09/16/6218524.html
A bon entendeur(-deuse)...
Hasta la victoria Lolo (?!!)*
Commentaire n° 4 posté par coKiYett* le 15/02/2008 à 11h54
Au fait merci Chris* d'apporter toutes ces précisions ! ;-)
Réponse de Laurence le 15/02/2008 à 14h46
:-))))
La preuve que l'on peut interpréter les textes comme on le souhaite et que le flou est réel, car je suis inscrite en tant que micro-entreprise, mais je ne suis pas inscrite à la chambre des métiers et rien ne m'y oblige !!!! J'ai justement choisi le créneau de travailleurs indépendants et gérer moi-même les charges à financer suivant ce que je gagne et non payer des charges "en avance" !!!
Je suis malgré tout en toute légalité :-)
Le terme d'artiste-libre, n'existe pas !!!!! Il est utilisé mais ne correspond à rien car il n'a aucune existence légale !!
On tourne donc... en rond !!!!

Lorsque ma situation familiale le permettra et si c'est mieux pour moi, à ce moment là je changerai peut-être de statut, mais j'y réfléchirais à deux fois c'est sûr !!

Quant au public lui, ce qu'il regarde et ce qui l'intéresse c'est avant tout la créativité des réalisations qui lui sont proposées :-)))
Commentaire n° 5 posté par kahlan le 15/02/2008 à 13h56
Bon bon bon on va y arriver (à se comprendre) hein ! :-D
je suis bien d'accord c'est justement de ça dont je parlais : des personnes qui utilisent ce "faux statut" d'artiste libre, en remplissant uniquement la liasse P0 et ça s'arrête là.
Aucun véritable statut, donc.

C'est à ce moment que je trouve la frontière plutôt mince.


;-)
Réponse de Laurence le 15/02/2008 à 14h56
Week bon.                                           
Commentaire n° 6 posté par Sév le 15/02/2008 à 23h54
Et bien et bien... Ca parlotte par ici ;o) Je ne vais pas mon donner mon avis là dessus vu que je suis extra-communautaire et employée donc rien à voir avec vos status d'artiste-créateur-artisan-faiseur-de-bonheur françaises... Mais juste un p'tit grain de sel quand meme : je suis tout à fait d'accord avec Mme Mosquito : le public (moi donc) ne comprend pas tjrs pkoi un collier chez l'artisan X coûtera Euro 60.- et chez l'artisan Y Euro 30.-... La qualité ? le travail ? les charges ? le jeu de la concurrence ? etc etc... Pas tjrs simple de s'y retrouver... Et bien moi, si les 2 colliers me plaisent, j'irai chez l'artisan avec qui j'ai eu le meilleur feeling tout simplement... Voilà le grain de sel d'une p'tite suissesse qui ne sait pas faire grand chose de ses 2 mains ;o)
Commentaire n° 7 posté par Steph' le 16/02/2008 à 10h21
Et bien chère amie extra-communautaire pendant un moment j'ai été tentée de répondre par  une chanson Ô combien philosophique  "c'est une question de feeeeeliiing" (et là les chœurs reprenaient ...question de feeliiing).
Si comprends bien j'ai intérêt à soigner mon feeling avec les éventuelles, potentielles acheteuses, et particulièrement les extra-communautaires... :-D
Sinon tu as tort sur le dernier point ! ;-)
Réponse de Laurence le 16/02/2008 à 10h41
Non, non, Laurence, n'arrête pas les longs discours!
ceci dit, après avoir lu ton article, avec lequel je suis entièrement d'accord, -tu imagines bien- je vais lire les comm, j'ai l'impression qu'il y a des trucs très interressants.... Bises, ma belle, prends soin de toi et de tes perles ;-)
Commentaire n° 8 posté par delphine le 17/02/2008 à 17h45
Merci pour ce petit mot Delphine (je le garde das un coin par là) ;-)
A bientôt ... ;-)
Réponse de Laurence le 19/02/2008 à 15h53
merci pour ces deux longs billets. Je partage tout à fait votre point de vue. Mariée à un plasticien, enseignant d'arts plastiques pour l'éducation nationale, il n'a eu, comme beaucoup d'autres, que peu d'alternatives de source de revenu en sortant de ses études. Le problème est qu'il est un OU/OU. Ou prof, ou artiste (c'est d'ailleurs écrit en toutes lettres dans les statuts de la maison des artistes). Et qu'il n'est pas dans une production de type artisanale... Donc, nous vivons dans cet entre-deux du "et à part ça, vous faites quoi?, parce ce prof, c'est artiste raté et prof pas futé. Et que n'importe quel péquin peut peindre des coquelicots en s'autoproclamant artiste, et qu'en matière d'art contemporain, à 6 ans on est aussi capable qu'un type qui a 30 ans de pratique.
Je lis avec effroi les commentaires précédents. Et je continue à me lamenter sur la perte d'éducation culturelle et artistique.
Commentaire n° 9 posté par zzoreilles le 18/02/2008 à 00h06
On aborde là un domaine que je ne maîtrise pas, mais que j'ai eu l'occasion de "croiser" souvent par le biais d'amis qui se retoruvent un peu dans la même situation que votre mari.
Quelles alternatives pour les artistes ? A part ceux qui arrivent à survivre sans rien manger pendant des mois (ce sont pas des sur-hommes ?), le temps de se faire un nom, ou ceux qui y arrivent de suite ...à se faire un nom, arriver à exposer et mieux à en vivre...souvent l'enseignement est un moyen de subvenir à ses besoins. Etre un OU/OU tiens belle formule je trouve, car elle résume très bien la situation.
Déjà pour un artisan - alors que notre travail est très accessible (des bijoux, c'est commun, connu et reconnu) - il est difficile de faire valoir notre travail, je n'imagine même pas ce que peut représenter la création contemporaine pour le "commun des mortels". L'Education culturelle et artistique elle se fait soit par goût, affinités, curiosité personnelles, soit par héritage culturel familial...enfin je m'avance sans doute, je devrais plutôt dire "il me semble que".
Il y à quelques sensibilisations au cours de la scolarité, ça reste un peu en marge du reste et puis ...l'art d'abord ça sert à quoi ?;-)
Réponse de Laurence le 19/02/2008 à 16h05
je viens de trouver le temps de lire tes artcicles ....je suis pleinement d'accord avec toi ceci dit pourtant je suis graphiste ...métier qu'il fo quand même bien justifier tu sais!!
Commentaire n° 10 posté par dine le 20/02/2008 à 14h17
Oui tu as sans doute raison je m'en vais de ce pas changer la donne (j'ai oublié c'que c'était :-D).
Faut-il justifier systélmatiquement ce qui sort de l'ordinaire ?
(c'est la question du jour)
Réponse de Laurence le 21/02/2008 à 08h21
uhuh merci je me sens mieux du côté des opprimés ;-) (vaut mieux en rire sinon c'est à pleurer jour et nuit)
ta question est tres bonne .... elle me parle bien! ça donne des idées!
Commentaire n° 11 posté par dine le 21/02/2008 à 21h36
C'est ma politique : en rire ! ;-)
Et je te donne des idées : aaah chouette ! :-)
Réponse de Laurence le 21/02/2008 à 23h09
Et bien je dis BRAVO!!! Enfin quelqu'un qui écrit exactement ce que je pense! ;)
je suis pareil, créatrice de bijoux fantaisie inscrite à la chambre des métiers :) et j'ai le même ressenti que toi.

Je vais aussi apporter ma petite participation à tout ceci:
- un statut ne se choisit pas en fonction de ce que l'on veut être, mais en fonction de la nature de sa production.
Pour tester ses produits et le marché, un bonne solution: le portage salarial.
-Le fait d'exercer une activité relevant de l'artisanat sans être immatriculé au répertoire des métiers est sanctionné pénalement par une amende de 7.500 euros (la même peine est encourue par une personne qui n'est pas artisan et qui fait pourtant usage de l'appellation "artisan" ou de l'un de ses dérivés).
- il faut aussi savoir que l'urssaff peut remonter jusqu'à 5 ans en arrière pour se faire payer des cotisations...

Donc attention ;)
Commentaire n° 12 posté par Danaé le 27/02/2008 à 21h16
hahahahah.....
et l'art de retrouver votre vieille idée vendue à tout va sur plein
de blog et boutique en ligne!!!!! trop bien!
alors moi aussi, je l'aime ce métier, mais je suis moins forte que toi, je préfère me poser un peu....et je suis aussi comptable à mi-temps depuis peu!!! houuuuu!! la honte, comptable!! j'assume plutôt bien...et reviens vraiment à la création sans pression alimentaire!!.....
bonne vie et c'est bien sympa de te lire!
Commentaire n° 13 posté par THILDE le 13/03/2008 à 00h54
oui les idées vieilles ou moins vieilles, y'à de quoi devenir parano parfois.
C'est l'inconvénient du web, on est exposés (mais aussi l'avantage) ... j'ai parfois eu envie de tout fermer ne plus rien montrer, d'ailleurs j'avoue que depuis quelques temps j'ai du mal.
Combien de fois ai-je eu cette discussion avec d'autres créateurs/créatrices, on voit fleurir un peu partout sur les blogs/sites des petites piqûres de rappel.
Par contre je sais (d'expérience) que "l'idée" c'est parfois un peu délicat. Il peut (je pense) arriver qu'il y ait des choses qui ressortent, qui sont dans l'air du temps qui du coup pourraient se rapprocher se ressembler alors qu'au départ il s'agit de deux personnes qui ont fait germer une idée en même temps ou en décalé ...
bref c'est délicat parfois.
Une illustration, j'étais en pleine période préparation nouveauté, je fais une pause pour aller voir une copine qui faisait un marché artisanal pas loin de chez moi, on papote, on papote... je regarde son stand et ...OOOOhhh pinaise, c'est une nouveauté ça ça non ?
Oui oui c'est un nouveau modèle
Et tu vas rire, j'ai fait aussi un modèle de collier avec une branche (OutreNoir) !
Ah ben ça alors !
Bon là ça va on ne s'est pas battues, c'est une copine, et vraiment il n'y à pas eu de copiage puisque nos atelier sont pas reliés par des caméras ! :-D
Et puis le résultat était différent effectivement il y avait une "perle" qui avait sa sœur jumelle, mais les colliers avaient deux personnalités différentes.

Mais parfois c'est une évidence, ça vous pend au nez, ça vous prend les tripes.
il m'est déjà arrivé d'interpeler l'auteur d'un blog qui vendait la réplique d'un de mes bijoux pour ... 10€.
Il m'a été répondu "ma mère fait ça depuis plus de 10 ans et puis si tu regardes le Marie Claire idées N°chaipluscombien datant des années fortfortlointaines tu vas voir qu'il y à TON collier.

Tout a été fait tout est à refaire ?
Mouais ...
Grrrrrr (ça résume bien :-D)

Comptable ? mais non faut pas avoir honte, moi ça ne me ferait pas de mal si je l'étais un peu :-D !
je ne sais pas si c'est plus courageux ce que je fais, tu sais. Je ne suis pas sûre que je pourrais m'investir autant en ayant à côté un boulot, mais en même temps comme plus de pression alimentaire comme tu dis ...c'est sûr qu'on doit voir les choses autrement.
Courage à toi !!!
Réponse de Laurence le 13/03/2008 à 08h44
Bonjour!
J'ai beaucoup aimé ton article!
J'ai souvent rêvé de vendre ce que je fais, mais ça n'arrivera que le jour ou la qualité sera irréprochable, ce qui est encore loin d'arriver!!!!
Ce qui m'a fait réagir dans ton article (peut-être ne suis-je pas la seule a avoir réagi la dessus, j'avoue, je n'ai pas lu tous les commentaires...) c'est la fin, avec la discussion où tu "justifies" ton travail. Personellement j'aurais très bien pu être la personne qui te pose ces questions, mais pas parce que c'est un "faux travail"!! 
Je t'aurais bombardée de question, tout ça parce que j'admire les gens qui arrivent à vivre d'un art, n'importe lequel que ce soit, en particulier avec tous ces problèmes de dévalorisation du travail fourni "ma fille a fait les mêmes", ou de plagiat!
Bref, c'est pour moi un vrai métier, qui demande du temps et du travail, en plus du talent, et pourtant j'aurais tenu le même dialogue avec toi.
Ceci n'excuse pas bien sur tous ces gens qui ne veulent pas reconaître la valeur du travail et la paternité (maternité!) d'une création! Je voulais juste dire que vivre de son art est surement autant admiré qu'incompris..
Bonne continuation!

Commentaire n° 14 posté par meryl le 05/05/2008 à 19h48

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